Au Canada français, le Nouvel An représente l’apogée du temps des fêtes. Les familles se visitent, s’offrent des étrennes et dansent gigues, cotillons et quadrilles au son du violon.

Tourtière, ragoût de pattes de cochon, betteraves,
beignes et gâteau aux fruits sont traditionnellement au menu du repas du jour de l’An

La fête du jour de l’An commence traditionnellement par un moment solennel : la bénédiction paternelle. Le fils aîné demande à son père de bénir les membres de la maisonnée, agenouillés devant le chef de famille. Après cet instant grave a lieu la distribution des étrennes : bonbons, fruits, vêtements et parfois un jouet de fabrication artisanale. Les cadeaux sont échangés le Premier de l’an plutôt qu’à Noël, fête liturgique. 

Dans les campagnes, il est d’usage que le curé, accompagné de ses marguilliers, visite ses paroissiens entre Noël et le jour de l’An. Cet événement, aussi appelé la « quête de l’Enfant Jésus », déclenche la ronde des visites (qui se prolonge jusqu’au Mardi gras) : voisins et parents font la tournée des familles de la paroisse. Les hommes se promènent d’une maison à l’autre pour transmettre leurs vœux de bonne et heureuse année au nom de leur famille. Les femmes quant à elles reçoivent ces visiteurs et leur offrent une collation et un « petit remontant ». L’échange des cartes de vœux pendant les fêtes serait né de la coutume d’annoncer sa venue en envoyant une carte de visite.

La veille du jour de l’An, un cortège de jeunes gens se rend dans les familles afin de recevoir des dons pour les paroissiens les plus pauvres : c’est la guignolée. Des produits de la ferme sont offerts, et pour encourager les bénévoles à poursuivre leur quête dans le froid intense, la maîtresse de maison leur offre un petit verre de rhum pour qu’ils se réchauffent.

©Ressource(s) : Renée Larochelle
 

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