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Petit à petit
Passe la vie
Et l'on grandit.
De l'enfance
On passe à l'adolescence
Et tout commence.
Puis l'on donne la vie
Et tout vous sourit.
Cet enfant grandit
Et vous pensez que c'est pour la
vie.
Un jour la mort s'engouffre
Lui prend son souffle
Voilà qu'il ne respire plus
On vous dit qu'il ne vit plus.
Vous n'avez rien compris
Vous êtes complètement transie
Devant tant de facéties.
Passent les heures, passent les jours
Vous ne pouvez pas accepter
Qu'à ses 23 ans la mort se la soit
approprié
Effondrée, vous ne cessez de pleurer
A défaut de ne pouvoir hurler
Parce que trop révoltée, trop
fatiguée.
Là, tout au fond de vos entrailles
Une lame vous cisaille
Cette immense souffrance morale
Sans interruption vous assaille.
Que ne donneriez-vous pas
Pour le ramener ici-bas?
Vous ne pouvez que baisser les bras
Car IMPENSABLE, ÉPOUVANTABLE
Vous savez que la mort est
irrémédiable.
Douleurs, malheurs, pleurs
Accompagnent chaque battement de
votre coeur
Qui résonne au creux de votre tête
Plus fort qu'un violent coup de
tempête.
Il vous faut survivre
car il est question de survie
Lorsque la mort vous prend
votre si bel enfant.
Toi la mort qui nous laisses
effondrés, brisés, désarmés
Laisseras-tu la chance à la vie
De nous convaincre que celle-ci
Pourrait avoir encore un sens, une
finalité?