|

                             
                             

                             
                             
Les champs libérés ...
Quand j’étais gosse
Dans un pays nouvellement libéré
L’hiver sous un ciel de plomb
Bien souvent je tournais en rond
Nous venions d’être secoués, bouleversés,
Sans répit déchirés
J’ai toujours attendu l’ultime délivrance
Dans ce joli ciel de France
Quand les canons tonnaient
Contre les seins de ma mère je me blottissais
L’été je me promenais dans les champs de blé
Ce que j’appelais mon coin de liberté
Et puis un jour la paix fut signée
Pourtant soixante ans après
Dans ma tête un éclat est resté
Croyez-moi, tous les jours je lutte
Pour rétablir avec des rimes, des mots choyés
Dans un rythme déployé
Proses, sonnets ou textes
Une vie bercée par la littérature
Pour oublier les blessures
Avec le long recul
Dans mon cœur un projet s’articule
Afin de partager avec des amies et amis
Qui détestent les soucis.
Je trouve tous les prétextes
Sans aucun complexe.
Pour aligner mes textes
C’est déjà le bonheur de pouvoir s’exprimer
En totale liberté, parfois dans une valse
Étourdissante avec des sujets variés.
J’aime l’ambiance feutrée, bien décorée
Avec un peu de bonne musique
Dans une douceur et une discrétion
Qui stimule la création.
Hier soir dans ma tête c’était le crépuscule
Paré d’une teinte fantastique
Qui rend à ma vie un petit côté magique.
© Auteur Celan : le 22.02.2006
                             
                             
|
|