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Corinne la Parisienne ...
« Allo Julien, tu sais je suis heureuse
de t ‘entendre
Où es-tu mon chéri ? mon Julien »
« Je suis en plein milieu de Paris, Place Vendôme.
Mon amour, comme c’est ta fête bientôt, j'ai choisi ton cadeau »
« Oh la! la! ma bague? elle est déjà ajustée? »
«
Eh oui, depuis deux minutes »
Corinne resta sous le choc!
Que son fiancé ait pensé au cadeau c’était déjà subtil.
Mais juste à la date qu’il faut, cela mérite bien un resto.
Depuis ce matin j’ai la solitude collée à la peau.
« J’ai hâte chéri d’être dans tes bras
Je rentre, Place Saint-Sulpice écouter mon CD préféré
Tu sais j’ai acheté des jonquilles, je sais que tu les aimes.
Je suis le cours d’eau qui traverse le chemin de notre véritable Amour
Celui qui ne connaît pas de saison, pas de climat,
Pas d’heure, juste des minutes très longues de bonheur
Je t’aimerai jusqu’à ce que nous ayons des cheveux blancs
Je n’ai jamais goûté la saveur de la vie, avec autant de joie qu’avec
toi
Je garde la ferveur de mes yeux sous mes longs cils cachés
Pour te dire ce soir merci mon Amour adoré.
Ce soir nous allons nous aimer, je suis pleine d’appétit de la vie
Je suis comme une légende qui naît dans une bouteille
Et qui s’envole dans l’air du soir
Nous ferons déjà l’amour, puis nous nous aimerons de plus en plus, pour
finir
Nous écouterons quelques symphonies »
«
Puis nous dormirons, pour laisser la place aux partitions du quotidien
Celles que tu décores avec un rien du gypsophile, deux roses
Un iris mauve du mini jardin de la terrasse
Une fleur de lys , un peu de musique de Julien Clerc et un morceau de
gâteau au chocolat
Et grâce à toi chéri, il n’y aura plus jamais de place pour le désespoir
Tu as su remplacer les lumières tristes et monotones qui voilaient ma
vie
Par des sourires infinis et étincelants comme des journées d’été. »
© Auteur Celan : le 05.10.2005
                             
                             
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