Le galet qui saigne ...

Les chagrins d’amour ne se ressembleront jamais

Ils s’étaient connus sur la plage il y a huit ans
Une vie heureuse sans disputes ou presque !!!
Les avait unis, l’amour était présent

Et puis un matin, une phrase de trop !!!
Sur un ton désagréable, comme si les lèvres devenaient folles
Le bonheur et la joie venaient de se désagréger

L’un des deux avait dit deux mots sans aucun doute désobligeants
Deux mots de trop…
Deux mots qui voulaient dire « rupture »

Le lendemain un cœur était dessiné sur un galet
La couleur rouge signifiait la douleur
La décision de rompre était douloureuse
Véritable cauchemar, l’angoisse lui prenait à la gorge

Les soirées allaient devenir infernales
Comme pour toutes les personnes qui avait pris cette décision
C’était beaucoup plus facile à vivre évidemment
Mais pour l’autre, la vie d’un seul coup lui fouettait l’échine

Les nuits de vents violents devenaient quotidiennes
Pour cette femme au visage fin, la vie se transformait
En une tempête de sable, et brutalement en un désert
Tout s’éloignait, le monde tournait à l’envers.

Alors un matin… apprenant cette nouvelle désolante
Je me suis permis de lui téléphoner, en employant des mots très précis
Essayant de déjouer en petites contrariétés, cette fameuse tragédie
Ce ne fut pas évident du tout

Puis je suis allé acheter des roses, un collier de perles fines
Qu’elle a de suite suspendu à son coup
Dans ma main droite il y avait un grand tableau
Représentant une clairière à côté d’un étang
En le lui offrant elle a souri …

Le brouillard de sa vie venait de s’envoler
Ses bras s’ouvrirent comme un éventail
Ses yeux brillaient à travers les feuillages
Le délice de l’amitié venait de frapper

Elle décidait de ne plus jamais vivre ce genre de naufrage.

© Auteur Celan : le 01.09.2009