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Édith et Gino ....
Un vent de fraîcheur soufflait sur sa peau
Elle était belle, comme un bouton de rose
Sa mère était irlandaise éclatante de bonheur
Son père était breton du Morbihan
Ce qui veut dire petite mer en breton.
Moi, j’étais parisien surtout un peu titi
Je lui avais fait visiter la Butte Montmartre
Elle n’avait pas l’habitude de ces moments de silence
Vers minuit, quand par un froid glacial
Les étoiles se régalaient en éclairant le monde
Elle essayait de déchiffrer ce Paris lumineux
Le sacré cœur replié dans ses voûtes
Pendant que la plus vieille dame de France
Brillait de tous ses feux, Eiffel serait fier
Et puis à ce moment-là ...
Je l’entends encore me dire :
« Et si nous allions dormir à Josselin
Tu verrais le formidable château, le canal de Nantes à Brest
Le petit pont qui enjambe l’Oust, juste au pied du restaurant
« La Marine »
Nous dormirions chez moi à côté de l’hôtel
Des poupées de collection de Madame la châtelaine »
Quelques instant après, son désir se réalisait,
Je n’avais qu’une envie, lui faire plaisir
La voiture roulait direction Josselin, son cœur battait
Véritables souvenirs dans cette superbe ville,
Où régnait un calme gigantesque
Dans ces rues pavées de l’ancien temps,
Un étrange amour nous enchaînait lentement
Édith avait ce côté chic, un peu bourgeois.
Élevée dans un château du côté de Carentec
Mais très comme il faut, elle osait s’exhiber
En surveillant mes réflexes, mes mimiques
Ce n’était plus la Butte Montmartre où tous les soirs
Armé de ma guitare, je faisais la manche, jusqu’au petit jour ;
Depuis que je la connaissais, ma vie avait complètement changé
J’avais retendu mes cordes de guitare, je chantais mes alexandrins
Aux accents Hugolien.
Elle aimait me voir sortir des eaux tumultueuses,
On s’aimait, elle ne me lâchait plus du regard, nous ne nous quittions
plus.
Pour mon travail, j’étais remonté sur Paris une seule fois.
Le lendemain j’avais repris le chemin de Josselin, j’avais l’impression
De retourner dans la cordillère des Andes, dans des lieux illusoires,
Voire idylliques, très agréables.
Enraciné dans ma nouvelle vie, une joie permanente
Tout cela grâce à mon amoureuse de Josselin.
© Auteur Celan : le 31.01.2006
                             
                             
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