Il y a des jours ... La suite

Après une nuit au fond du lit de ce petit ruisseau à l’eau très cristalline
Sur un galet reluisant je me suis faite sécher.
Une fleur sur le petit rivage s’empressait d’éclore
Quel puissance ce soleil dès le matin

Il fallait redevenir la belle feuille de platane avec ses magnificences grâce à ses couleurs
A la pureté, à la légèreté avec un peu de vent pour me faire virevolter
Comme la veille sans aucune petitesse, mais avec toute ma splendeur

Je voulais revoir comme tous les ans les fameuses hirondelles
Ces oiseaux qui arrivent tous les printemps, étant ennemis des hivers
Mais remplis d’espoir ce qui les aide dans les climats chauds

Ils aiment la France, ce beau pays délicieux avec tant de vieux villages
Où les vieilles voûtes des églises bien souvent romanes
Offrent un toit merveilleux pour la confection de leurs nids

Les hirondelles très racées et pures suspendent leurs maçonneries avec une agilité déconcertante
On dirait qu’elles choisissent le porche des églises ou des clochers en priorité depuis quelques années .

C’est sous les ailes de notre Dieu que la couvée s’anime, les oisillons sont plein de joie et piaillent
pour quémander de petits vermisseaux, leurs petits cris aigus sont souvent étouffés
par le bruit incessant de l’envolée des cloches appelant les fidèles à écouter des cantiques sacrés.

J'étais heureuse de profiter de cette journée en plein milieu d’un banc de pierre
Devant ce spectacle animalier.

© Auteur Celan : le 17.06.2010