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C’est un samedi ordinaire
Dans la campagne cantillienne
Au dessus des cimes le calme s’étend
Le vent se repose
Dans une forêt de silence
Les ombres dorment immobiles
Les oiseaux sont muets
Dans les petits bosquets
Demain c’est la fête dans notre village
Les filles et les garçons vont danser
Les anciens seront au balcon
Pour se rappeler le bon temps
Comme à l’habitude j’inviterai
Asley, elle s’appuiera sur mon bras
J’adore son parfum subtil
Qui me laisse rêveur, m’étourdissant
On s’aime depuis longtemps
C’est la fille d’un Comte
Son regard est puissant
Je dirais même étincelant
Elle aime les chevaux
Elle aime l’île de Batz
Nos vacances se déroulent
A Audierne et à la pointe du Raz
Avec ces reflux grandioses et amers
Où le ciel est très souvent rose pâle
Décorant notre amour éternel
Mon cœur est plein d’elle
Nous nous aimons au bord de l’Odet
Où rayonnent les tendres genêts
Tous les deux à l’abri
Mes mains sur ses hanches
Son corps allongé sur un sable d’or
Aux premier baisers dans le cou
Parfois je deviens fou
Ma tête frôlant ta poitrine
A l’heure où les pendules éteignent
Le jour, tu t’abandonnes dans mes bras
La rivière paisible coule
Et notre amour se déroule
Ton corps allongé sur un sable d’or
Asley mon amour je t’adore.
© Auteur Celan : le 28.09.2004
                             
                             
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