Au bord de la Seine ...

Sur le bord de la Seine, dans un joli bateau verni
Il y avait un peu de notre vie sous un lampadaire allumé
Parfois je peignais à l’huile, toi ma chérie, tu t’étais habituée,
Tu aimais regarder l’eau couler en hiver et surtout en été
Tu adorais lire, tu aimais la culture
Tu étais à l’écoute des odeurs de Printemps
Tu observais les graines qui poussaient à cette époque
Tu aimais le chat, à qui tu frottais le ventre
Tu attendais le facteur et son courrier inattendu
Tu me parlais du clair de lune dans les champs
Notre amour durable était comblé par de véritables sentiments
Le bonheur tranquille et continuel malgré certains évènements
Je ne pouvais me lasser de te poursuivre, d’imaginer ta peau veloutée,
Tendue, détendue, miraculeuse que j’aime toujours autant.
Parfois je titube de bonheur et puis un gros nuage trop lourd
Cache le quai, je rentre dans notre péniche aux trois mats inventés
Je me glisse dans la cale, nous nous enlaçons
Tu es encore si souvent amoureuse, là, j’aime à te contempler
Toi qui sais être juste ce qu’il faut, pour être désireuse.
Tu resteras la femme inexplicable, inattendue, mystérieuse
Comme la croyance est une chose invisible, mais tu décores
Notre petite cachette qui depuis toujours éclaire notre vie
Où nous avons élu résidence pour nous abriter sous les hublots
Dessinant les nuits de pleine lune des rideaux en quartier.

© Auteur Celan : le 14.05.2006