L’égyptologue sénonaise ...

Elle avait décoré son salon en toile de lin
Des photos de Pharaons ornaient les murs
Ainsi qu’une fresque en albâtre représentant la tombe de Menna

Nathalie était égyptologue, c’était le genre de femme
Qui possédait un sourire qui ne la quittait jamais
Sa vie était en permanence un piège à rêves
Comme il est doux de glisser de découverte en découverte
Disait-elle …

Parfois aussi étonnant qu’un vertige insensé
Habitant le quartier du Marais à Paris
Elle passait ses vacances à Beaune
La ville célèbre pour ses hospices et ses vins
Ce qui l’émerveillait c’était la lumière magique des toits
Vernissés des fameux hospices.
Beaune possédait des beautés cachées

Notre égyptologue savait que dans certaines galerie du XVIème siècle
Les voûtes sur de superbes croisées d’ogives
Étaient décorées de médaillons sculptés

Comme par hasard le premier symbole était un bélier
Représentant le Dieu égyptien Osiris
Les lettres IS, que les historiens traduisaient par Isis
Déesse elle aussi , le tout sur des colonnettes gravées
De signes géométriques

Nathalie se demandait pourquoi ces symboles au cœur
De la Bourgogne ?
Qui était venu déposer ces merveilles ?
Encore à l’heure actuelle nul ne le sait…

Malgré cet état de fait, son sourire restait intact
Quand le soir commençait à tomber, le ciel semait ses premiers voiles
Comme des lumières fauves sur les fameuses tuiles de toutes les couleurs,
Exactement les mêmes décors que ceux du palais Synodal de Sens
Petite ville de l’Yonne située aux portes de cette magnifique Bourgogne …
Le premier grand lieu historique et théâtre de son enfance
C’était une des raisons qui lui avait fait choisir son métier très prenant et subjuguant …


© Auteur Celan : le 16.08.2009