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C’était un soir de tempête ...
Le sommet des grands arbres de l’allée du
château balayaient les cieux
Le vent accélérait les craintes avec ses caprices de rafales
Infernales …
Les fureurs de ces derniers venaient déferler sur la magnifique
Plaine de France à la limite de la Picardie.
C’était un peu comme si les bourrasques avaient décidé de faire
Défiler toute entière la colère des dieux des vents venus de l’Ouest
Je décidais de rester sagement à l’intérieur de notre chaumière
Pour regarder la nuit progresser doucement derrière les persiennes
Ce soir, je fermerai ces dernières contrôlant la puissance du vent
J’écouterai la pluie qui giflera les murs et cinglera les tuiles
Activant les grosses et lourdes pluies d’hiver
Celles dont on se souvient toute l’année
A ce moment précis, je commencerai à penser à elle….
Elle avait un regard tendre, un parfum délicat
Une grosse paire de lunette, qui me faisait penser
A celles que portent les journalistes,
Qui les baissent doucement pour scruter l’horizon …
C’était l’été dernier, je la revois assise au bord de cette rivière
Délicieuse créature qui lisait pendant que les agneaux gambadaient
Dans les prés bordés de petits murs qui remontaient jusqu’au moulin
Sûre d’elle, libre d’allure sans pour cela être scandaleuse
Mes pensées défileront à toute allure
Je pourrai l’emporter avec moi
Quand mes rêves viendront doucement s’installer
Elle arrivera à se faufiler dans des ondulations gentilles
A la façon des danseuses, une scène que je ne pourrai oublier
Comme son nom d’ailleurs, c’était Judith.
© Auteur Celan : le 15.01.2008
                             
                             
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